20e sommet climatique à Lima, sur la route de Paris !

La 20e conférence des Nations-Unies sur le climat débutera le 1e décembre à Lima, au Pérou. Cette conférence est une étape essentielle avant la conférence de l’année prochaine à Paris, où les pays devront aboutir à un accord international essentiel pour garder le réchauffement climatique sous la barre des 2°C – seuil déterminé par les scientifiques pour éviter des répercussions dramatiques sur les conditions de vie sur terre pour les espèces mais aussi pour les hommes.

Le changement climatique est une menace supplémentaire pour les écosystèmes qui sont déjà très fragilisés par les activités humaines. Des zones de biodiversité remarquables comme la grande barrière de corail par exemple sont déjà affectées par le changement climatique et cette situation va empirer. Dans son dernier Rapport Planète Vivante, le WWF montrait que plus de la moitié de l’empreinte écologique mondiale (une mesure de l’impact de l’homme sur la nature) est liée aux émissions de CO2 – les diminuer drastiquement est donc une véritable priorité, à laquelle doivent s’atteler tous les gouvernements. La conférence internationale sur le climat à Lima sera essentielle pour atteindre cet objectif.

Lima, sur la route de Paris

L’Union européenne, la Chine et les Etats-Unis ont présenté ces dernières semaines leurs objectifs de réduction des émissions de CO2 pour 2030, avant la conclusion de l’accord mondial à Paris l’année prochaine. Ces objectifs ne permettront pas en l’état d’éviter un dangereux changement climatique, mais ils créent une nouvelle dynamique en matière de politique climatique. A Lima, les pays qui ne l’ont pas encore fait devront proposer des objectifs ambitieux et les autres devront augmenter leur niveau d’ambition. Le WWF appelle notamment l’Union européenne à s’engager non pas pour 40% de réduction des émissions de CO2 d’ici 2030 comme c’est le cas actuellement, mais pour au moins 55%.

Suivez les infos de l'expert climat du WWF, Jan Vandermosten sur ici.

Agir à court terme et financer cela

L’accord international sur le climat qui doit être conclu à Paris n’entrera en vigueur qu’à partir de 2020. Or, les scientifiques nous disent que les émissions mondiales doivent diminuer avant 2020 pour éviter un dangereux changement climatique. Il faut donc que des accords soient conclus à Lima qui permettent la réduction des émissions de CO2 à court terme.

De plus, il faut aussi des promesses concrètes de financement climatique des pays développées vers les pays en voie de développement. Ces derniers jours, plusieurs pays se sont engagés à verser de l’argent dans le Fonds vert pour le Climat. C’est un fonds géré par les Nations-Unies qui servira à aider les pays en voie de développement à lutter contre et à s’adapter aux conséquences du changement climatique. C’est une première étape importante car les pays développés se sont engagés à Copenhague à verser 100 milliards de dollars par an en 2020 pour le financement d’actions climatiques. Cela peut aussi aider à améliorer la confiance des pays en voie de développement vis-à-vis des pays développés durant les négociations.

Jan Vandermosten : "La Belgique fait partie des quelques pays européens qui n’ont encore rien donné au Fonds vert pour le climat. Nos ministres doivent rapidement prendre leurs responsabilités et venir à Lima avec un montant promis par la Belgique pour aider les pays du Sud dans leur lutte contre le changement climatique. Le WWF demande que la Belgique verse 150 millions d’euros sur trois ans.”

Un outil original pour parler des changements climatiques en classe !


Les Nations Unies ont incité différentes chaînes de télévision à programmer des bulletins météo fictifs en prenant le mois de janvier 2050 comme exemple. Edifiant et instructif, à visonner directement sur la chaîne youtube dédiée : Weather Reports 2050.