News 3: La Belgique se distingue à Paris !

La Belgique se distingue à Paris !

En marge de l’ouverture de la COP21 le climate Action Network vient de décerner à la Belgique le prix de "fossile du jour", pointant l’exemple à ne surtout pas suivre matière de climat. Une mise à l’honneur bien méritée puisque la Belgique a excellé ces deniers jours dans plusieurs matières environnementales:

L'incapacité de la Belgique à trouver un accord climatique au niveau national avant d'aller négocier à l'international lors de la COP21.

A la COP de Copenhague en 2009, l’Europe et par ce faire la Belgique se sont engagés à prendre plusieurs mesures visant à lutter contre le réchauffement climatique pour la période 2013-2020. Ces mesures portent notamment sur la réduction des émissions de gaz à effets de serre ainsi que des quotas de production d’énergies renouvelables.

Pourtant, 6 ans plus tard, la Belgique n’a toujours pas amorcé de politique lui permettant de réaliser ses objectifs. En cause, l’incapacité des ministres à répartir l’effort climatique entre les 4 régions. De quoi ébranler la crédibilité de la Belgique à l’heure du lancement de la COP21 et des futures négociations sur le climat.

La Belgique peine à fournir un financement climatique suffisant aux pays vulnérables du sud.

A Copenhague, la Belgique, pollueur historique, s’est également engagée à approvisionner le fond climatique destiné à l'action climatique dans les pays en développement. Malgré cette promesse, la Belgique n’a toujours pas approvisionné ce fond ce qui lui a valu un premier prix fossile en 2014.

Aujourd’hui, elle s’engage à hauteur de 50 millions d’euros par an ce qui reste une somme dérisoire par rapport aux plusieurs milliards promis par l’Allemagne, la France ou encore la Grande-Bretagne.

Le Climate Action Network, a enfin déploré que le gouvernement soit en train de négocier la prolongation de la durée de vie des réacteurs nucléaires.

En marge de la COP21, la Ministre Marghem vient de conclure rapidement un deal avec le secteur nucléaire : le redémarrage pour 10 ans de nos plus vieux réacteurs Doel 1 et Doel 2.

Le gouvernement Michel donne ainsi la priorité à l’énergie nucléaire, et non aux énergies renouvelables. Notre gouvernement ne pouvait pas envoyer un plus mauvais signal. Et cela est particulièrement malheureux pour les négociateurs expérimentés de la délégation belge qui travaillent d’arrache-pied à Paris pour obtenir un accord climatique ambitieux.