Le Sommet sur le Climat ne remplit pas toutes ses promesses

Malgré des évènements climatiques extrêmes aux Philippines et le fait que 2014 soit potentiellement l’année la plus chaude jamais enregistrée, les gouvernements réunis au Sommet sur le Climat à Lima ont cruellement manqué de se mettre d’accord sur des plans d’actions spécifiques pour diminuer leurs émissions avant 2020, ce qui aurait permis de lancer le mouvement vers la fin des énergies fossiles et vers une accélération des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Samantha Smith, Leader de la ‘Global Climate and Energy Initiative’ du WWF, réagit aux conclusions de Lima: « La science est claire : attendre jusque 2020 pour agir, c’est ne pas pouvoir éviter les pires impacts du changement climatique. Et pourtant, les jeux politiques l’ont emporté sur l’urgence scientifique. Le plan d’action déterminé à Lima n’est pas du tout en accord avec ce que la science nous recommande.

Les négociateurs ont gaspillé la vague d’optimisme qui régnait en début du Sommet, alors que la Chine et les Etats-Unis avaient annoncé leurs plans pour diminuer leurs émissions et que 10 milliards de dollars étaient alloués au Fonds vert pour le Climat, un fonds qui vise à aider les pays du Sud à faire face au changement climatique.

Les pays développés n’ont par ailleurs pas pu expliquer comment ils allaient honorer leur promesse de donner 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour financer la lutte et l’adaptation au changement climatique.

L’année prochaine, le Sommet sur le Climat se tiendra à Paris et un accord global doit être signé. Pour l’instant, il est difficile de prédire comment les gouvernements vont y arriver. Cela va être une année difficile pour établir un accord équitable et ambitieux, basé sur la science et pas sur la politique.

En contraste saisissant avec ces négociations, nous avons vu des évolutions positives tout de même. Des pays d’Amérique Latine ont montré que c’était possible d’agir pour le climat, en annonçant qu’ils allaient augmenter les énergies renouvelables dans leur pays, réduire les émissions liées à la déforestation et contribuer au Fonds vert pour le Climat avec leurs propres moyens.