Le seuil critique

La quantité de CO2 dans l'atmosphère est exprimée en parts ou particules par million (ppm). Il s'agit du nombre de particules de CO2 dans un volume contenant 1 million de particules au total. Étant donné que le CO2 est le principal gaz à effet de serre, le potentiel de réchauffement de tous les gaz à effet de serre est exprimé en équivalents CO2. Par exemple, comme le potentiel de réchauffement d'1 molécule de méthane est 21 fois supérieur à 1 molécule de CO2, 1 tonne de méthane correspond à 21 tonnes d'équivalents CO2.

Lors de l'étude des gaz à effet de serre dans l'atmosphère et du calcul d'un seuil critique, on examine surtout la concentration de CO2. Il faut toutefois garder à l'esprit que les autres gaz à effet de serre ont également une grande responsabilité dans le changement climatique.



260 ppm
Avant la révolution industrielle, la concentration en CO2 dans l'atmosphère était d'environ 260 à 280 ppm.

350 ppm
Le niveau sous lequel nous devons rester pour ne pas subir de changement climatique. Nous avons déjà dépassé ce niveau en 1988.

400 ppm
Vu l’utilisation massive de combustibles fossiles associée à une déforestation continue, la concentration mondiale en CO2 dans l'atmosphère a atteint en 2015 les 400 ppm. La concentration actuelle est communiquée sur le site http://co2now.org/ Si on y ajoute tous les autres gaz à effet de serre, on obtient même 435 équivalents CO2. Les mesures mondiales actuelles indiquent la présence d'un dangereux déséquilibre dans le bilan radiatif, de sorte que la Terre absorbe plus de chaleur du soleil qu'elle n'en renvoie dans l'espace.

450 ppm
Si le changement climatique continue d'être trop important, les scientifiques craignent la mise en œuvre d'une rétroaction positive, comme la libération de méthane du pergélisol sibérien en train de dégeler, qui accélèrera encore plus le changement climatique ... pour éviter cela, on avance une augmentation de la température globale de 2 degrés Celsius comme seuil critique. Ceci est appelé point de basculement (en anglais : tipping point). Les scientifiques se basent sur des projections climatiques pour affirmer que la concentration en CO2 dans l'atmosphère ne peut ainsi pas dépasser 450 ppm. Si on prend tous les autres gaz à effet de serre en compte, nous devons rester sous le seuil de 500 à 550 ppm équivalents CO2. Il y a d'ailleurs de plus en plus de scientifiques qui estiment que le seuil de 450 ppm CO2 n'est pas suffisamment bas et plaident en faveur d'un abaissement de ce seuil.