Fonte des glaces aux pôles Nord et Sud

Depuis plus de 100 000 ans, la glace est permanente au pôle Nord. Ce n'est toutefois pas une glace terrestre, comme en Antarctique et au Groenland, mais une glace marine. Cette glace marine ou banquise peut atteindre les 3 m d'épaisseur d'eau de mer gelée. La superficie recouverte de glace varie en fonction des saisons.  En été, une partie de la glace fond toujours et en hiver la glace revient. C’est à la fin de l'été (septembre) que cette superficie est la plus réduite. Certains scientifiques prévoient que la glace sera complètement absente l’été en 2020, d’autres estiment que ce phénomène arrivera un peu plus tard, durant la deuxième moitié du 21ème siècle. Une catastrophe pour la population locale et les animaux qui dépendent de la banquise, comme les ours polaires. De plus, le pôle Nord sera accessible et la course à l’extraction des matières premières de cette région pourra commencer ce qui aura un lourd impact sur l’écosystème.



De plus, c’est un fait que la fonte des glaces va accentuer le réchauffement climatique : les surfaces de glace blanche réfléchissent les rayons du soleil. La surface foncée des océans absorbent au contraire davantage de rayons solaires  ce qui augmente la chaleur.

L'Antarctique, au pôle Sud, est un véritable continent. Il y a donc de la terre sous la glace. L'impact du changement climatique sur ce continent varie fortement d'un endroit à l'autre. Ainsi, la presqu'île Antarctique (la partie la plus au nord du continent antarctique, orientée vers l'Amérique du Sud) s'est fortement réchauffée au cours des 50 dernières années et va perdre des quantités de glace considérables, ce qui n’est pas le cas du reste de l'Antarctique. Malgré les températures froides et donc une fonte réduite de la glace en surface, des études récentes montrent qu'en Antarctique une grande quantité de glace est en train de fondre en profondeur, donc à l'intersection de la terre et de la mer. Cela est imputable à l'augmentation des températures des océans.

La réduction locale de la banquise en Antarctique provoque une réduction de la quantité de krill (une sorte de petite crevette), ce qui exerce à son tour un impact sur toute la chaîne alimentaire qui en dépend.