L'après Kyoto

En 2007, il a été convenu à Bali qu’un accord devait être conclu à la fin de l’année 2009 au sujet du « régime climatique après 2012 ».

L’enjeu de la conférence internationale annuelle sur le climat (la « Conference of Parties » ou COP 15) de décembre 2009 à Copenhague était donc très important. Malheureusement, elle n’a pas accouché d’un nouvel accord sur le climat.

Lors de la conférence climatique de Doha en 2012, les négociations ont enfin abouti à un modeste accord. Celui-ci porte sur la prolongation des accords de Kyoto pour la période 2013-2020 et implique l'Union Européenne, l'Australie et quelques autres pays industrialisés. La survie du Protocole de Kyoto est évidemment positive mais il faut aller plus loin. En effet, cet accord ne va pas permettre d'atteindre une diminution des émissions suffisante puisque seuls 15% des émissions globales sont concernés.

Les pays en développement n'ont pas reçu d'objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre du Protocole de Kyoto. Or, parmi ces pays, certains sont devenus des pays fortement émetteurs à l'instar de la Chine, du Brésil, de l'Inde ou encore de la Corée du Sud. Cette spécificité fut la raison pour laquelle la Fédération de Russie ainsi que le Japon et la Nouvelle Zélande n'ont pas pris d'engagements dans le cadre du prolongement du Protocole de Kyoto.

Cependant, un accord climatique contraignant est urgent si on veut maintenir le réchauffement en dessous d'une augmentation de 2°C. Parvenir à un tel accord, ambitieux et juridiquement contraignant à partir de 2020, est l'enjeu principal de la COP 21 qui se tiendra à Paris en novembre 2015.

© WWF-Belgium / WEILER Philippe