Les différentes parties en présence

Durant les négociations sur le climat, plusieurs groupes de pays se distinguent. Ces groupes rassemblent des pays qui ont des intérêts communs dans le cadre de ces négociations. Ils défendent des positions communes et se font représenter par un de leurs pays membres qui agit alors en tant que porte-parole.

Les pays en voie de développement se rassemblent pour former le G77. 130 pays font partie de ce groupe. Mais vu que tous ne connaissent pas les mêmes réalités de terrain, il existe des sous-groupes. Les pays émergents comme le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine (qu’on appelle parfois également les BICS) en forme un. Ces pays, la Chine en tête, émettent des gaz à effet de serre mais n’ont pas encore d’objectifs de réduction contraignants dans le cadre du Protocole de Kyoto.

Les « Least Developed Countries » (« Les pays les moins développés ») regroupent les 50 pays les plus pauvres. Ils sont très actifs lors des négociations climatiques. Ces pays sont, en effet, déjà affectés par les changements climatiques et le seront davantage dans le futur.

L’ « Alliance of Small Island States » (« L’Alliance des Petits Etats Insulaires ») représente 43 pays insulaires et de faible altitude qui sont directement menacés par la montée des océans.

Les 27 pays de l’Union Européenne forment également un bloc. Le pays qui est à la présidence de l’Union lors des négociations climatiques jour le rôle de porte-parole de l’Union.

Le groupe appelé " Umbrella group” (" Le groupe parapluie”) rassemble des pays développés qui ne sont pas membres de l’Union Européenne. Il n’y a pas de liste officielle de pays membres mais pratiquement l’Australie, le Canada, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Russie et les États-Unis travaillent souvent ensemble.

Il existe d’autres groupes qui coexistent et qui jouent également un rôle durant les conférences sur le climat comme les pays de l’OPEP ("Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole").