Le protocole de Kyoto

193 parties (pays) ont mis en œuvre le Protocole de Kyoto. Il faut toutefois distinguer les pays de l’Annexe I des autres pays. Les pays de l’Annexe I sont les pays industrialisés et les pays ayant une économie en transition. Par exemple, la Russie est l’un de ces pays, mais la Chine et l'Inde pas encore. Le Protocole de Kyoto a instauré des objectifs de réduction contraignants pour les pays de l’Annexe I. Ce n’est pas le cas pour les pays en voie de développement qui ne sont pas des pays de l’Annexe I. Cette répartition entre les pays développés et les pays en développement est née du concept que ce sont les pays développés qui sont responsables de la concentration en GES dans l'atmosphère depuis 150 ans et non les pays en développement.

Les pays industrialisés qui ont mis en œuvre le protocole devaient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % en moyenne pour les ramener sous le niveau de 1990. Les obligations individuelles diffèrent d’un pays à l’autre. Au sein de l’UE, tous les États-membres avaient leur propre objectif de réduction. Ainsi, l’Allemagne devait diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 21 % par rapport à 1990 pour 2012, les Pays-Bas de 6 % et la Belgique de 7,5 %.

Les réductions d’émission doivent être réalisées en premier lieu dans le pays. Mais le Protocole prévoit plusieurs mécanismes de flexibilité permettant aux pays participants d’atteindre leurs objectifs d’une manière efficiente sur le plan des coûts. Les pays ayant un déficit de droits d’émission peuvent acheter des droits à des pays présentant un excédent (négoce international d’émissions). Un pays peut également lancer dans un autre pays industrialisé des projets qui réduisent les émissions (Joint Implementation). C’est également possible dans un pays en voie de développement (Clean Development Mechanism).